Nous n'avons pas passé beaucoup de temps dans la plaine autour d'Adana. L'été y est chaud et humide, les récits des soldats français nous en avaient avertis. Nous voulions cependant voir Adana et surtout Tarsus, dont Elie parlait souvent.
- Le pays de Paul de Tarse?
- Eh oui, bien sûr, le pays de Saint Paul!
Elie est resté plusieurs mois en garnison à Tarsus, où il gardait le train. La ville a gardé son charme de petite ville de province, redécouvrant les vestiges de son passé antique à l'ombre des grands arbres tropicaux.

Venant de Gaziantep, avant d'arriver à Adana, nous avons visité les forteresses Arméniennes où les croisés français trouvaient un refuge ami, il y a quelques siècles. En 1920, Toprakkale, Yilanlikale et quelques autres faisaient rêver les jeunes officiers un peu cultivés. Ils imaginaient nos ancêtres arrivant là, à pied, après un long voyage et la traversée de contrées musulmanes hostiles. Il leur était doux de trouver des amis sûrs dans des forteresses imprenables, et de partager avec eux la foi un peu fanatique des hommes de cette époque lointaine.

Adana - Pont romain sur le Seyhan
Adana- Pont romain

Nous sommes allés jusqu'à Mersin. En 1920, c'était un petit port où nos soldats débarquaient, ... puis rembarquaient! Aujourd'hui, c'est un grand port industriel, entouré d'une grande ville. Comme à Adana, à Gaziantep et dans beaucoup de villes, le développement de la Turquie est spectaculaire.
Dans l'arrière pays de Tarsous, les villages se dispersent sur des collines assez arides. On y oublie vite la fertilité de la plaine d'Adana. Cependant, nous n'avons pas pu apercevoir de là les sommets du Taurus tout proche. Etaient-ils cachés par la brume?


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