Drapeau Grande Bretagne Welcome


 Pour votre visite

Cliquez sur ↓ pour accès aux sous-menus.


La Grande Guerre est finie. L'Allemagne a déposé les armes et signé l'armistice, le 11 novembre 1918, dans la clairière de Rethonde. Guillaume II a abdiqué. Les soldats Français restent mobilisés jusqu'à la signature des traités.
Le président des Etats Unis, Woodrow Wilson, a énoncé de grands principes pour guider les négociations de paix: le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le tracé des frontières selon le principe des nationalités, la mise en place d'une "Ligue des Nations" qui a pour objectif d'assurer la paix.
Face à ces grands principes, les gouvernements vainqueurs ont des soucis prioritaires: reconstruire les régions dévastées, remettre en route leurs économies durablement affaiblies par l'absence des jeunes hommes tués ou blessés, récompenser l'effort de guerre de leur peuple.

Carte de la Cilicie

L'empire Ottoman, malade depuis longtemps, a très mal vécu la guerre. Allié de l'Allemagne, il est du côté des perdants. Les Jeunes Turcs qui avaient pris le pouvoir lors de la Révolution de 1908, sont en fuite. Le Sultan est seul face aux vainqueurs. Il ne peut assumer toutes les erreurs et les barbaries des fuyards, particulièrement les massacres et les déportations massives d'Arméniens. Il est prêt à tout accepter.

Du Caucase à la Cilicie, c'est le pays des Arméniens. Ils habitaient là depuis très longtemps, lorsque les Turcs sont arrivés, au 11ème siècle. Aidés par les vainqueurs, ils rêvent de refaire la Grande Arménie. La Ligue des Nations demande à la France de les aider à implanter une colonie en Cilicie.
La France a depuis très longtemps de bonnes relations avec les Turcs et les Arméniens. A l'Assemblée Nationale, les députés acceptent cette mission qui a obtenu l'accord de tous, y compris du Sultan. Ils votent un budget qui tient compte de la situation économique de la France, et des besoins restreints de la Cilicie: quelques soldats pour maintenir l'ordre pendant qu'on recrute sur place des gendarmes et qu'on remet l'agriculture en marche.
Ce sont des soldats de la classe 18 (nés en 1898) qui partent de métropole, d'Afrique Noire ou du Maghreb. Au début, tout se passe bien. Mais peu à peu les Turcs relèvent le tête. Ils n'acceptent pas la présence des troupes étrangères sur ce qu'ils considèrent comme leur territoire. Ils refusent d'être colonisés. De plus, le retour des Arméniens, mal préparé, les inquiète. Un général encore peu connu, Mustapha Kemal, prend la tête du soulèvement. Et c'est contre des Français trop peu nombreux, peu équipés et désemparés, incapables de protéger les civils Arméniens, qu'il gagne les premières victoires de la Guerre d'Indépendance. Douloureuse naissance de la Turquie moderne.

Elie, mon grand-père, était simple soldat dans le 412ème RI, régiment de métropole. Je vous propose de faire connaissance avec lui, et de découvrir les souvenirs qu'il a laissés, son histoire.

Pour mieux comprendre ces évènements, j'ai sélectionné quelques pages écrites par des historiens qui ont fait un travail approfondi sur l'Histoire de l'Empire Ottoman. Depuis les Capitulations signées par François Premier et Soliman le Magnifique pour permettre le développement du commerce, jusqu'à ce crime politique de Louis XV corrompant les ministres turcs pour qu'ils déclarent la guerre à la Russie, vous les trouverez dans la rubrique "Contexte historique".
La bibliographie vous donnera les références des livres que j'ai consultés.


Copyright    logo de Legalis    Nicole ROUFFIAC - 2005 - Tous droits réservés

Valid XHTML 1.0 Strict Valide CSS!